Amour en cage ou physalis

Admirable prodige, quand opère la magie ordinaire.

Il n'est rien de plus haut que tes mains sur ma peau.
Il n'est rien de plus doux que ce désir, imposant de se taire.

Je suis pleine de mots, prise dans cet écheveau.

 

Des pensées silencieuses ravivent en moi l'image

De ton sourire ; espiègle et vrai, libre, profond, léger.

Sur les terres de nos âmes, régner toi et moi sans partage

Me chavire le coeur. Pose donc sur mon sein un baiser.

 

Ah, me voici renversée ! Par ta voix qui ondule je suis ensorcelée.

Tout en moi est désir, du bout de mes orteils à mon esprit comblé.

Poétique et ludique, philosophique, anecdotique, ta pensée

M'embrase. Puis m'embrassent tes lèvres ; te voilà envolé.

 

Je t'en prie, fais-moi une place sur ton tapis volant.

Enlaçons-nous, veux-tu, sous la nuit étoilée...

Planons en voluptés au-dessus des jardins d'Iran.

Roses, lys et Shirin, je suis émerveillée.

 

Ton prénom parsème mon âme de pétales de fleurs.

Des vents marins engouffrés dans le détroit

Saturent mon odorat de fragrances d'ailleurs.

Je suis comme envoûtée. Est-ce là-bas ton toit ?

 

Toute l'étendue de ma peau susurre des mots

Par toi, pour toi, à travers toi reliés,

Qui créent des univers et des bêtes à deux dos

La voici la magie de nos destins mêlés.